Des machines distributrices ayant une offre alimentaire plus saine sur le campus en 2011?

13 avril 2011
Par Isabelle Marcoux, Dt.P., Responsable du volet nutrition
Je suis de ceux et celles qui utilisent très rarement les machines distributrices. J’achète la plupart du temps mes collations à l’épicerie (barres tendres, noix, yogourt, etc.). Pour ce qui est des repas, je les cuisine souvent moi-même. Il n’en demeure pas moins que les machines distributrices sont une façon pratique de se mettre quelque chose sous la dent, peu importe l’heure qu’il est et où l’on se trouve.
Au cours des dernières années, grâce à mes interventions lors de kiosques pour Ma santé au sommet, j’ai eu la chance de rencontrer plusieurs étudiants et employés d’un peu partout sur le campus. Cela m’a permis de constater que plusieurs d’entre vous trouvent que l’offre alimentaire des machines distributrice du campus n’est pas assez variée. N’étant pas une « habituée » de ces machines, j’ai commencé à m’y intéresser.
J’ai vite fait de constater qu’effectivement, on retrouve très peu de produits santé, comparativement à un choix impressionnant de tablettes de chocolat, croustilles en tous genres et boissons gazeuses toutes aussi sucrées les unes que les autres. On est loin des machines distributrices high-tech japonaises, dont je vous parlais dans mon premier billet de blogue, qui contiennent des fruits et légumes frais ou qui vous proposent le produit adéquat selon vos besoins! Bien que ces exemples soient un peu « extrêmes », on voit tout de même qu’il y a une nette tendance dans le marché, autant ici comme ailleurs, à mettre de plus en plus en valeur la santé, la variété et la fraîcheur des produits.
D’ailleurs, au cours des derniers mois, j’ai pu échanger sur ce sujet avec des nutritionnistes de Nutrium et du Centre de consultation et de soutien psychologique de l’UdeM. Nous sommes tous d’avis qu’un campus comme celui de l’UdeM, en raison de sa mission d’éducation, se devrait d’offrir un maximum de choix nutritifs tout en limitant, sans les éliminer au complet, les produits à faible valeur nutritive, comme les barres de chocolat et autres friandises.
En tant que responsable de la promotion des saines habitudes alimentaires sur le campus, je pense aussi que le simple fait d’améliorer l’offre des machines distributrices serait un pas énorme vers l’amélioration de l’ensemble de l’offre alimentaire sur le campus, comme dans les cafés étudiants ou encore les cafétérias. Si l’on rend plus accessibles les aliments à valeur nutritive élevée (comme les aliments peu transformés) et qu’on informe les gens de leurs bienfaits, cela les influencera fort probablement à prendre goût à bien manger et, ainsi, à changer leurs habitudes alimentaires.
Mais bon, qui n’a jamais eu envie d’une petite gâterie en milieu d’après-midi? C’est loin d’être un crime. L’important, comme dans tout finalement, c’est la modération!
Et de votre côté? Si des aliments plus sains étaient offerts dans les machines distributrices, quelle proportion voudriez-vous qu’ils occupent dans une machine? Êtes-vous satisfait de l’offre actuelle?
Aidez-nous à ce que ce projet réponde à vos besoins en répondant à notre sondage sur les machines distributrices!