Information sur le cancer du sein chez la femme

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Pour en connaître davantage sur le cancer du sein, consultez une des rubriques suivantes :

 

Mythes et réalités sur le cancer du sein

Mythe : Il ne sert à rien de dépister le cancer du sein puisqu’on ne peut pas en guérir.

Réalité : Il est vrai que le cancer du sein peut être fatal. Cependant, plus de 70 % des femmes qui en sont atteintes, non seulement y survivent, mais mènent une vie tout à fait normale. 90 % des femmes survivent 10 ans et plus à leur cancer du sein, s’il a été détecté à un stade précoce.

Mythe : Si on n’a pas de douleur aux seins, on n’a pas besoin de passer un examen de dépistage.

Réalité : Le cancer du sein évolue le plus souvent sans qu’aucune douleur soit ressentie par la femme. Le PQDCS (Programme québécois de dépistage du cancer du sein) a été conçu pour déceler la maladie le plus tôt possible, donc avant même qu’elle ne suscite de la douleur.

Mythe : Le lait et les produits laitiers donnent le cancer.

Réalité : On ne peut en aucun cas mettre en accusation le lait et les produits laitiers en terme de risque de cancer. À l’inverse, on recommande de consommer deux à trois portions de produits laitiers par jour.

Mythe : Les suppléments en oligo-éléments et en vitamines protègent du cancer.

Réalité : Aucun argument scientifique ne permet de justifier la prise de suppléments nutritionnels.

Mythe : Les fruits et les légumes donnent le cancer à cause des pesticides.

Réalité : Aucune étude épidémiologique n’a montré un tel effet délétère. Il existe suffisamment de preuves qui permettent de conclure que les fruits et légumes protègent du cancer dans des proportions importantes. La réglementation stricte et les contrôles réguliers ainsi que le lavage des produits à la maison contribuent à diminuer la contamination de notre alimentation par les pesticides.

Mythe : Le vin rouge protège du cancer.

Réalité : Aucune boisson alcoolisée (même le vin) n’a d’effet protecteur vis-à-vis du cancer.

Mythe : Les produits issus de l’agriculture biologique protègent du cancer.

Réalité : Il n’existe aucun argument laissant penser que les produits « bio » protégeraient du cancer. En terme de santé, tous les produits alimentaires répondent aux mêmes exigences réglementaires.

Mythe : L’antisudorifique est la principale cause de cancer du sein.

Réalité : Contrairement à une rumeur qui circule, aucun lien n’a été établi entre le déodorant ou antisudorifique et l’apparition d’un cancer du sein. La Société canadienne du cancer en fait mention dans sa section « Fausses croyances » : Antisudorifiques et cancer du sein.

Mythe : Le port du soutien-gorge cause le cancer du sein.

Réalité : Le port de soutien-gorge (à cerceaux ou non) ne fait pas partie des facteurs de risque du cancer du sein. La Société canadienne du cancer en fait mention dans sa section « Fausses croyances » : Soutiens-gorge et cancer du sein.

Mythe : Les femmes avec une petite poitrine ont moins de cancers du sein.

Réalité : Les femmes ayant une petite poitrine n’ont pas moins de risque de développer un cancer du sein. Le volume des seins est déterminé en majeure partie par la quantité de tissu graisseux, alors que le cancer se développe généralement au niveau des glandes. La quantité de glandes est sensiblement la même pour toutes les femmes.

Mythe : Les traumatismes aux seins peuvent provoquer le cancer du sein.

Réalité : Les traumatismes aux seins ne font pas partie des facteurs de risque du cancer du sein.

Mythe : Si un membre de la famille a déjà eu un cancer, on présente automatiquement des risques d’être atteinte d’un cancer du sein.

Réalité : Mis à part le fait d’être une femme, le premier facteur associé au risque de développer un cancer du sein est l’âge. Plus une femme vieillit, plus son risque d’avoir un cancer du sein augmente. L’histoire de cancer dans la famille demeure un facteur de risque important. Le risque est important si la mère et une sœur ou si deux sœurs ont eu un cancer du sein avant la ménopause. S’il s’agit de la mère ou d’une sœur, le risque est modéré. La présence de certains types de cancer (ovaire ou colon) dans la famille pourrait augmenter légèrement le risque du cancer du sein.

Mythe : La mammographie prévient le cancer du sein.

Réalité : La mammographie comme telle ne prévient rien du tout. Néanmoins, grâce à la mammographie, on peut détecter un cancer à une étape très précoce de son évolution et ainsi appliquer rapidement des traitements qui ont beaucoup plus de chances d’être efficaces.

Source : Programme québécois de dépistage du cancer du sein

 

Qu'est-ce que le cancer du sein?

Le cancer du sein (ou glande mammaire) apparaît avant tout sous la forme d'un adénocarcinome c'est-à-dire d'un cancer du tissu glandulaire. Moins souvent il s'agit d'un sarcome c'est-à-dire d'un cancer du tissu conjonctif.

Le cancer du sein concerne une femme sur 11 dont l'âge se situe le plus souvent entre 50 et 60 ans. Uniquement 5 % des femmes présentant un cancer du sein ont moins de 35 ans. Il s'agit du cancer le plus fréquent de la femme et le nombre de cancers du sein croît régulièrement.

Quand une femme, à l'intérieur d'une même famille, présente un cancer du sein, le risque de survenue chez d'autres membres féminins dans cette famille est plus élevé. Ainsi, les mères, les soeurs et les tantes peuvent être concernées par cette pathologie.

Le gène responsable (BRCA1 et BRCA2), présent dans environ 5 % des cas, est qualifié plus précisément de gène de susceptibilité. Quand une femme porte ce gène, le risque est d'environ 85 %.

Les autres facteurs prédisposant à la survenue d'un cancer du sein sont les facteurs hormonaux qui se caractérisent par une puberté précoce (avant 10 ans) et une première grossesse après 30 ans. Il en est de même des femmes qui ont déjà présenté un kyste ou une tumeur bénigne du sein que ceux-ci soient pris en charge ou pas.

Régulièrement, les femmes doivent être surveillées surtout si elles présentent ce type d'antécédent.

Il existe une polémique quant à un éventuel rôle favorisant des substances telles que les oestrogènes et des progestatifs.

Le cancer du sein se manifeste par l'apparition d'une grosseur que l'on appelle nodule avec un écoulement de liquide clair quelquefois contenant du sang. Cet écoulement se fait par l'intermédiaire du mamelon du sein où l'on constate quelquefois une déformation du galbe du sein. Les malformations du mamelon sont de type rétraction. Quelquefois, mais rarement, la patiente présente des douleurs de la glande mammaire.

Chez certaines patientes, le cancer du sein est asymptomatique, c'est-à-dire qu’il n'entraîne l'apparition d'aucun symptôme et est mis en évidence par une mammographie (l'examen radiologique du sein).

Grâce à l'autoexamen du sein, c'est-à-dire à l'examen de son propre au sein par la patiente, il est possible de favoriser la découverte d'un cancer du sein. Un examen systématique permet également de révéler la présence de cancer du sein.

La mammographie est l'examen clef pour confirmer cette pathologie gynécologique de la glande mammaire. Parfois la mammographie est complétée par une échographie mammaire et par une ponction quand par exemple on constate la présence de nodules ou de kyste, il s'agit d'une biopsie. Le liquide prélevé ou les cellules prélevées sont examinés au microscope. Cet examen permet de mettre en évidence d'éventuelles cellules cancéreuses (tumorales).

Comme la majorité des cancers, l'évolution du cancer du sein a lieu préalablement localement puis on constate une extension aux organes et aux ganglions lymphatiques de l'aine tout d'abord. Par la suite, les cellules cancéreuses se propagent, en utilisant la circulation sanguine et se déposent au niveau du tissu squelettique, du cerveau, du foie ou du poumon. Il s'agit dans ce cas de métastases. Celles-ci sont susceptibles d'apparaître 10 ans après la découverte du cancer initial.

Le traitement consiste à procéder à l'ablation d'une tumeur. Une chimiothérapie, c'est-à-dire l'utilisation de médicaments antitumoraux et anticancéreux, est associée ainsi qu'une radiothérapie et une hormonothérapie, consécutivement à l'utilisation de rayons pour finir de détruire la tumeur cancéreuse et l'utilisation d'hormones. Voyons en détail les caractéristiques de chaque partie thérapeutique.

Le traitement chirurgical est le plus souvent le premier traitement qui est proposé à la patiente. Celui-ci consiste généralement, de nos jours, à retirer la tumeur (on appelle ceci une tumorectomie). À cette tumorectomie est associée un examen histologique immédiat que les spécialistes appellent extemporané alors que la femme est encore sous anesthésie générale. Autrement dit, les prélèvements sont effectués durant l'intervention chirurgicale puis envoyés au laboratoire pour examen. Si l'examen histologique s'avère positif c'est-à-dire si l'on constate la présence de cellules cancéreuses venant confirmer la malignité de la tumeur, alors il faut procéder à l'ablation des ganglions de l'aisselle (curage ganglionnaire axillaire) en ayant pris soin préalable de demander l'accord de la patiente. En ce qui concerne les tumeurs de volume important ou les tumeurs multiples, il faut procéder à une mastectomie c'est-à-dire une ablation du sein.

La radiothérapie, c'est-à-dire l'utilisation de rayons X comme thérapeutique, est pratiquée après la tumorectomie. La radiothérapie consiste à procéder à l'irradiation de la glande mammaire et du pourtour de celle-ci et plus précisément de la zone retirée afin d'éviter les récidives locales. Ce traitement comprend le plus souvent 6 à 12 séances à raison de deux séances par semaine durant six semaines. Parfois, une autre technique de radiothérapie est employée, il s'agit de la curiethérapie qui consiste à implanter à l'intérieur de la glande mammaire, près de la tumeur, des aiguilles creuses à l'intérieur desquelles est glissé un fil radioactif. Ce fils est laissé en place quelques jours.

La chimiothérapie anticancéreuse est utilisée quant à elle après la tumorectomie ou comme seule méthode thérapeutique quand la tumeur présente l'évolution rapide et surtout chez les femmes peu âgées ou quand on constate des métastases. Le traitement de chimiothérapie va se faire sur une période allant de deux à six mois. La chimiothérapie comprend plusieurs cures qui sont espacées de l'une ou de plusieurs substances médicamenteuses ayant des capacités anticancéreuses comme la mono ou la polychimiothérapie.

L'hormonothérapie quant à elle est généralement associée aux autres traitements qui viennent d'être décrits. L'hormonothérapie consiste à ingurgiter des antioestrogènes des médicaments ayant un effet antioestrogène à condition que le cancer soit hormonodépendant, c'est-à-dire qu’il répond favorablement au traitement par cestrogènes. L'hormonodépendance se caractérise, au niveau de la tumeur, par la présence de récepteurs hormonaux c'est-à-dire d'éléments situés à la surface de certaines cellules qui sont destinées à recevoir les messages hormonaux.

Le pronostic du cancer du sein est bon à condition d'intervenir rapidement. Il est nécessaire de surveiller régulièrement une femme qui a déjà eu un cancer du sein et à ne pas hésiter à reprendre le traitement si celle-ci présente le moindre signe de récidive ce qui permet ainsi d'améliorer le pronostic.

D'autre part, une femme qui a subi un traitement du cancer du sein peut envisager d'avoir une grossesse normale. Il est nécessaire d'attendre deux ans après la fin du traitement ce qui permet de surveiller l'évolution de maladie. L'allaitement maternel n'est pas conseillé tout de même.

Le pronostic du cancer du sein a été amélioré grâce au dépistage précoce comprenant un examen gynécologique régulier tous les ans, la mammographie systématique tous les trois ans à partir de 50 ans et l'auto-examen des seins par la femme. Un avis médical et bien entendu immédiatement demandé en cas de doute sur une éventuelle anomalie constatée sur ses seins.

Source : Vulgaris-encyclopédia.com, consulté le 26 août 2010.

 

Tendre la main à une collègue malade

Le retour d’une collègue au travail après un cancer du sein est en soi un événement heureux, mais il n’est pas toujours facile de savoir quelle attitude adopter envers elle. Même s’il n’existe aucune formule magique quant à ce qu’il faut faire, ce qu’il faut dire ou ce qu’il faut éviter, le fait de mieux comprendre cette situation peut vous aider à devenir une collègue à l’écoute attentive, sans être envahissante.

Ne ramenez pas la situation à vous

Tout d’abord, mettez de côté tout ressentiment vis-à-vis du travail supplémentaire que l’absence de votre collègue a pu causer. Si la situation vous pèse, mieux vaut en discuter avec votre employeur; peut-être certaines tâches pourront-elles être assignées à d’autres membres de votre équipe? Gardez à l’esprit que votre collègue qui revient peut déjà se sentir coupable, et que vous n’avez aucunement besoin d’en rajouter. Accueillez-la avec le sourire, et non avec un commentaire ironique à propos de ses dossiers que vous avez dû récupérer.

Sachez quoi dire

Vous doutez de ce qu’il faut dire? Essayez donc la simplicité! « Contente de te revoir » serait une phrase idéale. Surtout, ne tentez pas de l’éviter, ou de lui poser des questions embarrassantes qui pourraient la mettre mal à l’aise. Veut-elle parler de son cancer ou préfère-t-elle garder privée son expérience? Pas toujours facile à déterminer, alors attendez peut-être qu’elle aborde elle-même le sujet.

Agissez avec elle comme avec tout le monde

Ayez toujours en tête que le cancer peut être une expérience qui favorise l’isolement. Votre collègue est peut-être prête à retourner au boulot et à reprendre son rythme de vie normal. Elle veut sûrement être traitée comme tout le monde, surtout si elle a l’impression qu’on la surprotège à la maison ou au sein de sa famille. Se retrouver parmi des gens qui ne la voient pas nécessairement comme une personne malade peut l’aider plus que vous ne le croyez. Alors ne soyez pas surprise, ni offensée si elle n’aborde pas le sujet de son cancer avec vous.

Concentrez-vous sur le travail

Revoir votre collègue après son absence peut aussi faire naître en vous certaines peurs ou inquiétudes. Évoluer près de personnes ayant survécu au cancer peut vous faire passer par toute la gamme des émotions, particulièrement si vous avez déjà connu d’autres personnes ayant été aux prises avec cette maladie. Soyez consciente de vos propres sentiments, et ne vous laissez pas submerger par vos inquiétudes. Concentrez-vous plutôt sur le boulot!

Accueillez-la au sein de l’équipe

Démontrez-lui de l’intérêt en lui demandant comment vous pouvez faire pour l’aider à retrouver sa position au sein de votre équipe de travail: elle appréciera sans doute votre aide. Rappelez-lui que vous faites toutes les deux partie d’un groupe, que vous pouvez vous aider et vous supporter, et qu’elle est un membre important de votre équipe commune.

Avec tact, respectez ses limites

Certaines survivantes du cancer du sein ne se sentent pas du tout à l’aise de discuter des détails de leur maladie, tandis que d’autres sont prêtes à partager leurs expériences. Si vous n’êtes pas confortable avec l’idée d’écouter votre collègue, changez de sujet avec tact en lui demandant si elle a pris contact avec un groupe de support. Sans la blesser, vous lui ferez tout de même comprendre que son témoignage est important à vos yeux. Vous pouvez même lui envoyer un courriel en lui donnant des détails sur certains groupes de support de votre région.

Source : Divine.ca, publié le 17 octobre 2007.

 

Comment les familles le vivent

Quand un cancer touche une femme en son sein, le cœur de son compagnon vacille. Trois hommes vous livrent leurs témoignages d’amour.

 

Normand Bastrash, père de trois enfants, est physiothérapeute et vit à Trois-Rivières. Sa femme, Anne, a eu un cancer du sein en 2000.

Quelles ont été vos premières pensées à l’annonce du diagnostic?

Une semaine s’est écoulée entre la biopsie et l’annonce du diagnostic. J’avais un très mauvais feeling, je me faisais des scénarios catastrophes. Puis, j’ai géré la crise d’Anne et celle des enfants. Il fallait prendre la situation en main. En fait, j’étais terrorisé à l’idée que ma femme décède!

Pendant son traitement, quels ont été les moments les plus durs pour vous?

Quand elle était extrêmement fatiguée. C’était difficile de la regarder, ne serait-ce que monter l’escalier, et s’arrêter, épuisée. Pour lutter contre la maladie, ma femme s’est repliée sur elle-même. C’était normal. Elle était dans sa bulle, et la détresse des autres, pendant un certain temps, n’était pas tolérable pour elle.

Comment avez-vous réussi à l’aider?

J’ai modifié mes horaires de travail pour être le plus présent possible à la maison. J’ai aussi consulté un psychologue pour essayer de répondre aux questions des enfants qui pensaient perdre leur mère. Enfin, j’ai géré la maisonnée de A à Z. Me plonger dans l’action était un palliatif à ma propre peur.

Depuis sa rémission, avez-vous changé?

On devient plus mature. Cet épisode de notre vie a teinté notre réalité quotidienne. Pour ma femme, ces changements sont à la puissance mille. Il y a eu comme une urgence de vivre dans les mois qui ont suivi.

 

Gilles Duceppe, père de deux enfants, est chef du Bloc Québécois et vit à Montréal. Sa femme, Yolande, a eu un cancer du sein en 2003.

Quelles ont été vos premières pensées à l’annonce du diagnostic?

Ça a été un choc! À son retour de l’hôpital, ma femme m’a immédiatement appelé. À l’annonce de la nouvelle, c’est un peu comme si j’avais frappé un mur, comme si la vie s’arrêtait.

Pendant son traitement, quels ont été les moments les plus durs pour vous?

La voir si affaiblie durant les premières semaines de traitement, ça me bouleversait, elle, si active, si combative. Moi, à Ottawa, elle, à Montréal, c’était extrêmement difficile! Je revenais les jours de traitement. Je ne souffrais pas physiquement, mais j’avais un tel sentiment d’impuissance; je passais des nuits à la regarder dormir.

Comment avez-vous réussi à l’aider?

L’important, c’est d’être présent aux bons moments. Quand elle s’est fait raser la tête, elle, si féminine... Je lui ai dit qu’elle était belle, que j’aimais son beau «coco». La pire chose à faire, c’est de s’apitoyer.

Depuis sa rémission, avez-vous changé?

Je me suis rendu compte de la fragilité de la vie, d’autant plus que notre famille et nos amis n’ont pas été épargnés par le cancer. J’ai appris à relativiser et j’essaie d’en profiter au maximum avec ma femme, que j’aime et que j’admire. Beaucoup.

 

Garry Garcin, père de deux filles, est PDG du Groupe pétrolier Norcan et vit à North Hatley. Sa femme, Micheline, a eu un cancer du sein en 2000.

Quelles ont été vos premières pensées à l’annonce du diagnostic?

Évidemment, j’ai eu peur, mais j’ai essayé de ne pas le montrer à mon épouse, qui voyait tout en noir à ce moment-là. J’ai posé beaucoup de questions au médecin, à la fois pour moi et surtout pour elle.

Pendant son traitement, quels ont été les moments les plus durs pour vous?

Micheline n’a pas eu de chimiothérapie, uniquement de la radiothérapie. Une des choses les plus dures, c’était de croiser les autres malades chez l’oncologue et lors des rendez-vous de traitement. Ils me rappelaient le côté morbide de la maladie.

Comment avez-vous réussi à l’aider?

Je suis allé la conduire tous les matins où elle devait suivre un traitement. J’étais là, toujours à ses côtés, pour voir les spécialistes, pour en parler. Même si ma femme est très forte, on peut parfois oublier de poser des questions quand on est dans cet état.

Depuis sa rémission, avez-vous changé?

Un an après, elle avait un cancer de l’endomètre. Il y a donc eu une seconde opération. Après, j’avais très peur d’un nouvel épisode cancéreux. Mois après mois, tout allait bien, mais nous n’avions qu’une hâte: passer le seuil des cinq ans sans rechute. Nous avons continué à parler du cancer autour de nous. Il ne faut pas garder ce genre de chose pour soi, ni en avoir honte.

Source : canoe.ca. Publié 18 septembre 2007

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