Ronflements : causes et traitements du phénomène nocturne

Ronflements : causes et traitements du phénomène nocturne

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Faites-vous partie des 60% d’hommes et des 40% de femmes qui ronflent la nuit ? Ce phénomène donne souvent lieu à diverses plaisanteries. Pourtant, il peut s’agir d’une maladie ou d’un symptôme d’un ennui de santé sérieux. Les spécialistes appellent le ronflement pathologique la ronchopathie chronique. Heureusement, seuls 25% des hommes qui ronflent occasionnent des gênes auprès de leur entourage. Pour les dames, les ronflements problématiques ne concernent que 15% des cas. C’est peut-être anecdotique, mais le dormeur ou la dormeuse peut produire un son de 100 décibels…

Les ronflements sont de véritables troubles du sommeil

Concrètement, ce sont surtout les plus de 40 ans qui souffrent de ronflements excessifs. Passé la quarantaine, le bruit grimpe à un niveau supérieur puisque la personne peut produire un son de plus de 100 décibels. C’est l’équivalent du vacarme fait par un TGV roulant à sa vitesse de croisière à une vingtaine de mètres. La ronchopathie est caractérisée par le bruit respiratoire émis par les dormeurs qui en souffrent. Le souci vient d’une obstruction partielle au niveau des voies aériennes supérieures. Le problème peut notamment venir du pharynx, du larynx ou bien de la fosse nasale. Dans tous les cas, c’est dû à une vibration occasionnée par le passage de l’air à un endroit serré. Le son compris entre 50 et 100 décibels ne dure qu’environ 40% de la nuit. Certaines positions du dormeur peuvent amplifier l’obstruction. Si la personne se couche sur le dos, la langue se tasse par pesanteur. Ce qui obstrue davantage le fond de la gorge. Le ronflement se décline en plusieurs niveaux de sévérité. Dans certains cas, il s’agit de la manifestation de l’apnée du sommeil. La personne peut aussi se plaindre de maux de gorge, de céphalée ou d’hypertension. Seuls les examens dans une clinique spécialisée permettent de diagnostiquer une ronchopathie pathologique. Le patient doit ainsi dormir en institut. Pendant une nuit d’observation, des appareils tels que la machine pour la polysomnographie peuvent mesurer les paramètres. Quoi qu’il en soit, seuls les médecins peuvent déterminer si le trouble est grave ou non.

Les différentes sortes de ronflements

Il sera question de ronflements simples si le bruit reste en dessous de 50 décibels. Cela a peut-être la même puissance sonore que l’aspirateur, mais il n’y a aucun risque à craindre par rapport à la santé. Les spécialistes du sommeil indiquent que pour que le ronflement soit considéré comme pathologique, le bruit doit être au-delà de 50 décibels. Il faut quand même rester vigilant et voir si le phénomène, classifié de modéré, tend à s’aggraver. L’entourage doit notamment remarquer si la durée du ronflement s’allonge au fil du temps. Pour rappel, le bruit ne devrait pas durer plus du quart de la nuit, soit 2 heures tout au plus.
Si les ronfleurs émettent un son respiratoire en permanence, ils souffrent donc de ronchopathie chronique. C’est dans cette troisième catégorie que le risque d’apnée du sommeil reste le plus élevé. La personne peut faire des arrêts involontaires de la respiration pendant la nuit. C’est la complication de l’obstruction des voies aériennes supérieures. Pour en être certain, le médecin posera des questions sur l’état de santé du dormeur. A noter que le diagnostic peut se faire chez le médecin traitant habituel. Si l’apnée du sommeil est confirmée, il faudra suivre un traitement contre l’apnée à plus forte raison si le patient souffre parallèlement d’hypertension et de somnolence aggravée. Pour rappel, l’apnée du sommeil peut occasionner divers troubles notamment les problèmes cardiovasculaires ou la dépression. Cette complication des ronflements peut venir de nombreuses causes dont l’obésité. La consommation d’alcool et une mauvaise hygiène de vie en général peuvent aussi occasionner cette pathologie dont les effets sur le long terme peuvent être fatals.

Des astuces pour ne plus ronfler la nuit

Quelques astuces, disponibles sur  https://www.sommeilderoi.com/ronflements/ peuvent être essayées pour réduire ou résoudre le ronflement. Cela commence par une bonne hygiène de vie. Il faudra notamment garder un poids de santé. Car l’accumulation de graisse au niveau des voies aériennes supérieures peut causer l’obstruction. Faire du sport et manger sainement devraient aussi aider.
Certaines substances telles que l’alcool sont déconseillées. Elles ont pour effet de ramollir les muscles. Ces derniers ne laissent plus l’air passer librement lorsqu’ils s’affaissent. Outre les boissons alcooliques, les somnifères causent aussi le même effet secondaire. C’est également le cas pour certains médicaments, dont les antihistaminiques. Ensuite, le tabac constitue un autre facteur de risque. Les fumeurs ronflent beaucoup plus puisque leurs muqueuses sont agressées par la fumée. Leur irritation fait naître des bruits qui partent du sifflement et finissent en grondements. Les produits pour résoudre les problèmes d’allergie peuvent aussi favoriser le ronflement.
Pour ne pas ronfler, le dormeur devrait prendre de bonnes habitudes. Il doit prendre l’habitude de se coucher sur le côté ou sur le ventre. Ces positions dégagent les conduites aériennes. Certaines marques de vêtements proposent des t-shirts qui empêchent le dormeur de se coucher sur le dos.
L’utilisation d’un vaporisateur nasal décongestionnant peut aider. C’est un spray à inhaler juste avant de s’endormir le soir. Cette solution libère la fosse nasale.

Les solutions possibles pour résoudre le problème du ronflement

Si vous avez déjà perdu du poids et dormez sur le côté, mais que le ronflement persiste, le mieux est de consulter un médecin spécialiste. Si le patient présente une langue volumineuse, le médecin peut lui demander d’essayer les orthèses d’avancée mandibulaire.
En cas de rhinite allergique persistante occasionnant des ronflements gênants, le mieux est d’aller vers un spécialiste ORL. Ce dernier prescrira des solutions médicamenteuses pour décongestionner les cloisons nasales. Il peut aussi orienter le patient vers un institut spécialisé en sommeil. Ce dernier sera habilité à déterminer si le patient souffre effectivement d’apnée du sommeil. Dans tous les cas, il passera une nuit d’observation en institut. L’équipe médicale saura si cette personne a des difficultés à entrer dans un sommeil profond, la partie la plus réparatrice de la nuit. Autrement, elle se réveillera un peu plus fatiguée tous les matins.
Dans le cas où le diagnostic du patient révèle qu’il est atteint d’apnée du sommeil, le traitement, les spécialistes peuvent lui recommander de dormir avec un masque. Ce dernier envoie un flux d’air continu et permet ainsi de dégager les voies respiratoires. La machine apportera son bienfait immédiatement. En quelques semaines, la personne apprendra par réflexe à respirer sans ronfler. En dernier recours, il y a la chirurgie. Cette solution radicale consiste à enlever une partie du palais. Les chirurgiens peuvent aussi faire une ablation de glandes ou des ganglions.

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